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Agent en flag et arrêt de complaisance : qu’écrire ?

mardi 21 février 2006, par L’intendant zonard

Voici un extrait de ma conversation en courriel avec une collègue qui sollicitait mon opinion sur un agent qui lui fait des misères. J’attends vos commentaires si vous avez des choses à ajouter.

Après avoir constaté que le nettoyage de la salle de réunion avait été fait sommairement, j’ai cherché l’agent responsable du service, je l’ai finalement trouvée, assise dans son vestiaire à 14 heures alors qu’elle termine son service à 14 h 30.

Tu fais un rapport, froid et laconique, comme tout rapport disciplinaire.

Bon, après lui avoir dit que le nettoyage ne semblait pas avoir été fait, je suis retournée dans mon bureau. 5 minutes après, elle a débarqué dans l’administration en hurlant et en claquant les portes, puis elle est rentrée dans mon bureau, sans y être autorisée bien sûr, et en continuant à pousser des cris. (la présence d’une jeune stagiaire ne lui a posé aucun souci !)

Rapport. Un autre en plus du premier : le principe des rapports est d’en avoir un matelas bien épais quand on veut embêter quelqu’un. Et comme ils doivent être froids et laconiques, c’est normal d’en faire deux pour deux événements à dix minutes de distance l’un de l’autre.

Bref elle était incapable de se maîtriser. Ensuite elle est allée voir le chef d’établissement et le lendemain j’avais un certificat médical.

Provoque un contrôle médical. Enfin, c’est ce qu’il faudrait faire si ce n’était pas de la science fiction d’en obtenir un.

Puis-je mentionner dans le rapport que je vais lui remettre lundi matin que son arrêt maladie est une mesure de représailles ?

Non. Tu dois signaler oralement au service médical du rectorat ce comportement, pour rendre moins difficile (je devrais dire moins impossible) l’envoi d’un contrôle médical sur l’opportunité de l’arrêt de travail.

Ensuite, si l’affaire va plus loin, le chef d’établissement fera un rapport à la DRH qui convoquera cet agent. Il est alors possible d’émettre, parallèlement aux documents officiels qui sont dans le dossier, un courrier du chef d’établissement au rectorat, qui indique d’autres éléments de ce type à l’attention de la DRH. Ils apprécient énormément ce type d’information.

C’est par écrit, mais on reste dans le cadre d’une communication normale entre l’établissement et le rectorat, qui ne laisse pas de trace dans le dossier de l’agent. C’est très méchant mais c’est comme ça qu’on obtient des résultats.

Messages

  • Rien à redire à cette analyse, j’ai la même (ce qui d’ailleurs n’est pas forcément gage de qualité - je plaisante).
    Ce qui est sur, c’est qu’il ne faut plus accepter ce genre de comportement sans réagir. On peut éventuellement envoyer copie à la collectivité dont dépend maintenant l’agent. Car à mon (humble) avis, un des intérêts éventuels de la décentralisation des TOS est un espoir de voir la fin ou du moins la diminution d’un certain nombre de comportements qui portent préjudice à l’ensemble des ATOS.

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