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Compte-rendu de la réunion des gestionnaires de Créteil le 17 janvier 2019

mardi 22 janvier 2019, par L’intendant zonard

Le jeudi 17 janvier 2019, les gestionnaires du secteur de Créteil se sont retrouvés à Sucy-en-Brie au collège du Parc. La réunion s’est déroulée sous la forme d’un long tour de table et échanges pendant un peu plus de deux heures ; les propos tenus sont ci-dessous réorganisés de manière thématique.

Fabienne Ringler nous accueille avec un café généreusement accompagné ; Mme la principale passera plus tard dans la matinée pour saluer ses visiteurs. Treize collègues représentant onze EPLE sont présents à 10 h 00, et l’animateur Jean-Pierre Cheiney ouvre la séance.

Le dernier compte-rendu du 11 octobre 2018 a été publié sur l’IZ.

Tour de table sur la préparation budgétaire

Comme indiqué en chapeau, ce tour de table a duré l’ensemble de la réunion ; ici ne figurent que les éléments concernant la phase d’adoption du budget

Jean-Pierre rappelle les propos de Mme Catherine Lebret du DACSES à notre précédente réunion : les observations du rectorat sur les budgets n’ont pas le caractère de sanctions, ce sont des indications devant permettre aux personnels des établissements de progresser.

  • Fabienne Ringler, aucune observation. Le collège du Parc dispose d’une certaine quantité de fonds propres, qu’il s’agit d’utiliser de manière pertinente.
  • Julie David, collège du Fort : une observation sur les amortissements (il convenait d’utiliser le compte 777). En attente de la circulaire départementale pour les prestations accessoires.
  • Olivier Roméro, pas de budget au service archivage du rectorat. L’action s’adapte aux demandes issues des différents services et établissements. L’archivage numérique progresse mais lentement.
  • Etienne André et Isabelle Legrand, rien de particulier au lycée Blum. Pour rappel, il n’existe aucune contrainte technique ni réglementaire pour synchroniser la bascule de la comptabilité ordo et de la comptabilité générale.
  • Catherine Raaflaub, rien de particulier sur le budget du collège Eluard de Bonneuil ; une nouvelle principale a été nommée début janvier après le départ en retraite de M. Gracia.
  • Patricia Antifora : le Janus Korczak a rencontré des difficultés avec GFC prépabud. L’assistance informatique n’a pas répondu à sa demande (deux semaines d’attente), et elle a du installer la prépabud sur un poste isolé. Les collègues la rassurent sur le fait que l’exportation depuis ce poste sera parfaitement utilisable à l’importation dans son GFC réseau habituel.
  • Fatima Sahla, collège Pasteur : prépabud OK. La dotation a subi une réfaction de 30 k€ au collège, sans tenir compte du prélèvement prévu par l’établissement en septembre (les DGF sont calculées pendant l’été). Le CA du budget a eu lieu tard en décembre, mais il ne semble pas devoir y avoir d’observation et le budget devrait être exécutoire demain.
  • Pascal Vion : rien de particulier au lycée jacques Brel de Choisy, hormis la déplaisante réfaction de 4k€ de sa DGF au prétexte de la fourniture de chariots à pré-imprégnation (cf.infra), qui apportent un plus aux conditions de travail des agents, mais certainement pas une économie sur le budget des produits d’entretien, plutôt le contraire.
  • Fabienne Allouche : pas de problème au calcul du budget, mais une réfaction de 15k€. Elle a reçu aussi une observation sur le compte d’amortissement 777. Les opérations de fin d’exercice sont établies et seront transmises le lendemain à l’agence comptable.
  • Othman Mohamed et Moussa Kamara : à Saint-Exupéry, le budget sera exécutoire un peu tard pour cause de validation tardive dans Dem’Act. Jean-Pierre indique que l’ordonnateur a l’exclusivité de la validation, mais après il faut encore penser à presser le bouton transmettre, ce que les rédacteurs peuvent faire. Trois collèges sont en difficulté : pas de gestionnaire à Victor Hugo (départ inopiné, le poste est publié à la BIEP), un départ à l’interministériel imminent à Issaurat, une maladie à Laplace.
  • Au budget du lycée Branly, une observation que Jean-Pierre Cheiney n’a pas comprise, cela pourrait être une erreur sur l’établissement.

Généralités sur la préparation budgétaire

La circulaire budget du CD94 est arrivée très tard. Alors même que les gestionnaires se sont déplacés à une réunion en octobre, il n’est pas normal qu’ils eussent du quémander le montant de la DGF pour obtenir un chiffre et pouvoir travailler pendant le service de vacances.

Des établissements ont pu recevoir des subventions importantes en toute fin d’exercice mais sans notification, ce qui a rendu impossible de les intégrer dans la préparation budgétaire. Jean-Pierre a lu un message de la DAAC adressé à son proviseur signifiant en substance « si vous voulez une notification demandez-la » : cette attitude semble complètement aberrante. Les libellés sont souvent obscurs : Jean-pierre et Étienne ont été contraints chacun de leur côté d’appeler la DAF pour identifier un virement intitulé « remboursement », et qui après enquête concernait les frais de stages des élèves.

Othman : les profs en savent parfois plus sur les délégations de crédits que les gestionnaires ou les CE. Cela nuit à notre crédibilité et contribue à nous faire passer pour des empêcheurs de dépenser en rond, alors que seule la notification déclenche la possibilité juridique d’une recette, et donc d’une dépense sur crédits à condition d’emploi.

Dans un collège, le principal a demandé que les loyers des COP soient affectés au financement des sorties scolaires. C’est un mauvais signal qui pourrait induire au CD94 de capter les revenus des loyers comme le CD93 vient de le mettre en place, avec au passage un effondrement de la marge de manœuvre des établissements, et la perception de ces sommes par le département qui relève du ridicule avec plus de huit mois de retard. Au bout du compte de toutes manières, les vases communicants permettent de toutes manières de dégager une marge de manoeuvre au bénéfice de projets tels que les sorties.

Seuils du fonds de roulement

Le calcul du seuil de fonds de roulement à conserver n’est pas clairement établi entre les rectorats et les collectivités. La DAF A3 a proposé un mode de calcul, proposé par le DACSES, mais qui n’est pas encore adopté partout et par tous. La moindre des choses serait tout de même qu’un tel calcul soit opéré directement par l’application comptable.

Changement du mot de passe Chorus pro

Le mot de passe n’est valable qu’un an ou un peu moins, et on n’est prévenu qu’une semaine à l’avance de son échéance. On peut donc se retrouver expulsé du logiciel si l’on se trouve en congés au mauvais moment. Or le système de changement de mot de passe a été indisponible plusieurs semaines en décembre et janvier, il n’y avait plus de solution, le service au 0802xx refusait de traiter le problème au téléphone, en pleine période de bascule.

Patricia Antifora n’a été débloquée que lorsqu’elle s’est risquée à appeler directement Bercy, où fort heureusement elle a trouvé le bon contact qui l’a remise en capacité de travailler.

Étienne avait eu son premier mot de passe début septembre ; l’année suivante, pour éviter de risquer de ne pas avoir changé son mot de passe le 15 août, il l’a fait en juillet avant les congés. Il est prudent de noter cette date sur son agenda.

Rappel : un compte jamais connecté en plus de six mois est désactivé. Dans 98 % des cas, le compte du chef d’établissement, administrateur principal de Chorus pro pour l’établissement, est donc depuis longtemps fermé, ce qui rend notamment impossible l’accueil d’un nouveau personnel.

Rappel : les EPLE sont soumis depuis le début à l’obligation d’envoi des mémoires et factures à l’encontre de personnes publiques via Chorus pro. Cela concerne donc les facturations entre collègues. La procédure d’envoi d’une facture dans chorus n’est que un peu plus compliquée que la mise sous pli d’une facture papier, il faut s’y mettre !

Changement des règles de gestion des SRH des lycées

Le décalage entre les objectifs affichés et la réalité de cette réforme est choquant. L’exécutif régional prétend améliorer la qualité et financer la généralisation de l’achat de denrées bio, mais dans la réalité il retire des sommes importantes, par tous les leviers possibles, de nos marges de manoeuvre budgétaires :

  • préconisation de baisse de 5% du taux de contribution aux charges générales : il n’y a aucune baisse des besoins en financement des services généraux des lycées. La région prend comme prétexte la prise en charge de la viabilisation (chauffage puis électricité) en régie directe, mais fait semblant d’oublier qu’elle a alors retiré de nos DGF 100 % des crédits servant à payer ces factures : depuis le fonctionnement général de nos EPLE se trouve financé par les apports du SRH. On peut déplorer cette situation qui devait bien un jour être réglée, mais ce qui arrive là, c’est qu’on oblige aux établissements de choisir (s’ils peuvent encore choisir) entre le financement de l’assiette et celui des activités pédagogiques. La choix rationnel de la majorité des chefs d’établissement et des membres des CA sera de sacrifier la qualité de l’assiette pour garantir l’action éducative.
  • application du calcul du RRR aux commensaux : la région récupère donc le surcroît que les commensaux paient, et qui jusque là servait à améliorer la qualité de l’assiette. C’est démotivant, les gestionnaires vont cesser de se fatiguer à tenter de faire venir les adultes dans le service, a fortiori des extérieurs qui payaient le prix fort. Cela représente des sommes conséquentes qui seront retirées, et ce sera au détriment de la qualité, et du bio.
  • arrêt du programme de subventions aux achats bio et local : perte sèche pour ce soutien aux achats de qualité
  • diminution du taux de cotisation au FCSH  : c’est le seul paramètre favorable au crédit-nourriture de l’ensemble de ce dispositif ; en revanche, les collègues craignent que le FCRSH ne soit plus en mesure de financer les besoins, alors même que les réserves des lycées, que tout nous incite à réduire, ne le permettront pas non plus.

Il importe de souligner que les collègues syndicalistes ayant été vaguement consultés préalablement à cette réforme confirment le caractère parfaitement cynique de ces mesures, la région lors de ces échanges ne cachant pas son intention délibérée de prendre du fric dans le plateau-repas des lycéens. L’annonce du dispositif dans des termes sibyllins la semaine où les budgets se votaient relevait d’une manoeuvre pour que nous renoncions à nous pencher sur le dossier et que l’on ne dénonce pas ses effets délétères au moment du vote pour 2019.

Dans un établissement comme Blum, c’est de l’ordre de 10k€ en moins pour l’achat de denrées, 8% du crédit-nourriture qu’il faudra verser à la région ou qu’elle ne versera plus. La presse a été alertée, mais sans écho à ce jour.

Incidents dans les opérations de fin d’exercice

Plusieurs collègues rencontrent un problème avec le marché départemental d’entretien des systèmes de chauffage. Le prestataire, Coriance, a envoyé ses factures au département, lequel a attendu fin décembre voire janvier pour les retransmettre, sans les avoir fait corriger, toujours au nom de la collectivité et pas du collège. L’année dernière c’était déjà arrivé avec la fourniture d’électricité. Il est indispensable d’engager ces sommes.

Othman : il est important d’engager immédiatement les amortissements en début d’exercice, en plus des contrats. A Blum on engage même les factures régulières comme le téléphone et l’affranchissement, de manière estimative : ainsi on sait en fin d’année s’il y a eu un incident avec une facture non communiquée.

Jean-Pierre est gêné, pour le calcul des charges locatives, de ne pas disposer des éléments de liquidation. Pascal : on peut demander à la région, service de M. Crestey.

GFC - les bons de commande anticipés

Tous les collègues ne semblent pas savoir qu’il est possible de saisir dans GFC des bons de commande en fin d’année en vue d’une imputation sur le budget de l’année suivante. Après le 15 décembre, la case des anticipés est accessible, et elle est forcément active pendant la période d’inventaire.

Remarque de Jean-Pierre pour les établissements utilisant plusieurs profils de connexion à GFC : si l’on a bloqué les « opérations spécifiques » pour empêcher un profil de dépasser les crédits, il n’est pas forcément possible de saisir des bons de commande anticipés, alors pourtant qu’ils ne génèrent pas de mouvement sur l’année finissante.

Attention, après la bascule il est nécessaire de réceptionner les anticipés de l’année précédente avant de saisir de nouvelles commandes, sinon l’on perd la cohérence de la numérotation.

Techniques innovantes de nettoyage

Chariots à pré-imprégnation : c’est la nouvelle technique à la mode. Un dispositif dépose sur une frange la précise et juste quantité de mélange eau-produit, il n’y a plus besoin de seaux et de presse. Le geste des adjoints techniques est simplifié et bien plus confortable ; on ne trempe plus une frange plus bien propre dans un seau d’eau plus très propre à côté d’un seau de jus de presse carrément sale, mais on change de frange une fois celle-ci encrassée.

Cela entraîne une augmentation en quantité de linge exploité et donc des besoins en cycles de lessive, mais c’est logiquement le travail manuel à la presse qui se retrouve ainsi reporté sur un lave-linge.

Compte tenu du mieux-disant en termes d’hygiène, outre les sols, on peut appliquer cela aux tables, notamment au réfectoire, en ajoutant si l’on veut un désinfectant dans le mélange. Le progrès en confort et en hygiène du résultat semble saisissant, à en juger par une démonstration en vidéo proposée par un fournisseur.

La région, dans l’idée d’améliorer les conditions de travail des ATTEE, impose ces chariots aux lycées. Cela ne serait nullement gênant si la DGF n’était écrêtée de plusieurs milliers d’euros pour financer cela.

Jean-Pierre : certaines nouvelles microfibres plissées ont une action mécanique plus importante, et permettent de limiter la quantité de chimie.

Rappel : le nettoyage à l’eau ultrapure est très intéressant, il faut vraiment tester. Sur certaines surfaces, il faut quelques temps pour que le support ait fini de relarguer les produits dont il était saturé, mais ensuite le résultat est saisissant.

Le protocole est idéal en présence de personnes souffrant d’allergies. Attention toutefois : le nettoyage à l’eau ultra-pure a vraiment besoin d’être quotidien pour bien marcher, il n’est pas adapté à une remise en propreté après une carence de nettoyage. Il demeure envisageable de faire un nettoyage classique avec produits de manière épisodique, lors des services de vacances.

Il faut aussi disposer d’une source d’eau ultrapure. La distillation n’est pas raisonnable, les dispositifs à résine filtrante sont coûteux et polluants ; c’est l’osmose inverse le procédé le plus adapté à cet usage. Le lycée Blum s’en est équipé d’un osmoseur pour le laboratoire de chimie, l’investissement se justifie globalement mais représente malgré tout une dépense pour des consommables, même si le lycée s’autorise à faire durer les cartouches deux années au lieu d’une, pour limiter la casse.

Actualités d’OpenAcadémie

Étienne présente les dernières fonctionnalités incluses dans MobiliSCO version 6.2.6, et prie instamment tous les collègues présents de mettre à jour leur application.

Il annonce une mise à jour prochaine de TrombinoSCO, qui devrait pouvoir être adopté par bien plus d’établissements. GemaSCO aura sa version 2019 pour le mois de mai, qui devrait corriger les derniers défauts rémanents dans la gestion de l’état des manuels.

Enfin, le collectif OpenAcadémie travaille sur deux nouveaux outils :

  • EffeSCO (pour F.S.) qui assurera le secrétariat de la commission sociale, les calculs et le suivi de consommation des crédits de fonds sociaux
  • DossierSCO-web, qui est en phase de recrutement de collèges testeurs

Prochaine réunion

Moussa et Jean-Pierre se sont rapprochés de M. Navarre, chef de l’équipe mobile de sécurité. Il y a matière à échanger sur la gestion de crise en EPLE, le gestionnaire ayant son rôle à jouer, et parfois même un peu plus, comme en témoigne Jean-Pierre lors de la crise de la vidéo tournée en cours par des élèves de son établissement qui a fait le tour de la planète.

Les mouvements d’élèves, parfois violents, en décembre dernier, sont un argument de plus : le gestionnaire doit être formé à la gestion de crises. Après la gestion de son propre stress, la maîtrise de la communication est l’élément clé de ces moments.

Cette prochaine réunion devrait se tenir le jeudi 11 avril à 14 h, au collège du Fort de Sucy-en-Brie.

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